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Comment Prêcher Avec Puissance Et Efficacité - 24

par Rev. Paul Mpindi • 13 August, 2011 • sermon id: PR667

La prédication pleine d’onction et de puissance produit le succès et les félicitations de l’audience. Seules les personnes possédées par le diable n’aiment pas les prédicateurs puissants. Sinon, les membres de l’audience ne manquent jamais de nous féliciter quand nous terminons un message puissant sous l’onction de l’Esprit de Dieu.

Les messages puissants font de nous des vedettes spirituelles. Nous sommes adulés par les membres de l’église. Notre nom commence à circuler dans les cercles chrétiens et non chrétiens. Les invitations à prêcher l’Evangile dans plusieurs endroits se multiplient. Nous devenons populaires, dans nos frontières et pourquoi pas en dehors de nos frontières ? Nous parlons dans des églises différentes. Nous animons des conférences, des séminaires, des conventions, des campagnes d’évangélisations etc. Et si la grâce matérielle nous est accordée, nous devenons un peu riche, dans le processus. Au titre de prédicateur puissant de l’Evangile s’ajoute celui de patron. Sous notre autorité se forment désormais un groupe de gens; et de sommes importantes d’argent tombent entre nos mains.

Alors, soudain, ou progressivement, le ton de notre voix change. Notre voix devient un peu plus basse quand nous parlons à nos subalternes. Nous parlons comme un « ?atron raquo;, comme une personne « importante. » Au moindre appel, tous courent vers nous. Tous courbent devant notre autorité spirituelle et financière. Bientôt, notre démarche change. Désormais nous marchons avec plus d’assurance; appuyés sur notre onction spirituelle, sur la grandeur de notre nom et de nos finances ?

Comme affirmé précédemment, le succès spirituel et financier apporté par la prédication puissante est un danger qu’aucun prédication plein d’onction ne pourrait ignorer. Le danger de l’orgueil spirituel est réel et présent à tout instant dans la vie du prédicateur puissant. En effet, qui ne serait pas tenté de se croire important si après chaque sermon les félicitations des masses tombent sur ses oreilles ? Qui ne serait pas tenté d’orgueil si l’onction de Dieu sur sa prédication rend son nom grand et améliore ses finances ? Qui ne serait pas tenté d’orgueil si son nom est cité avec respect et qu’il est toujours assis au premier rang dans les places d’honneur ?

Le prédicateur puissant qui veut durer dans le saint ministère doit prendre la décision sage de rester lucide face au danger de l’orgueil dans sa vie et dans son ministère. Le but de cette lucidité est de nous aider à ne pas devenir aveugles d’un côté en nous perdant dans la vanité spirituelle; et de l’autre côté, de nous aider à ne pas tomber dans la fausse humilité en refusant de jouir du bonheur d’être utilisé par Dieu puissamment. Il n’y a aucun mal à devenir populaire à cause de notre vie et ministères puissants. Il n’y aucun mal à nous réjouir du fait que Dieu nous utilise puissamment. Nous tombons dans le mal quand le succès que Dieu permet dans notre vie nous fait croire que nous sommes meilleurs que les autres. La Bible enseigne que Dieu résiste aux orgueilleux, mais qu’il fait grâce aux humbles (Jacques 4: 6; 1 Pierre 5: 5). Si notre prédication puissante nous fait tomber dans l’orgueil, sans faute, Dieu va commencer à nous résister. Et quand Dieu nous résiste, notre prédication ne tardera pas à s’aplatir, à perdre son onction et sa puissance. C’est alors que survient la tentation pour plusieurs de continuer de donner l’impression de prêcher avec puissance en inventant des artifices en styles et techniques de prédication impressionnantes, mais vidés de Dieu; agréables à l’œil humain, mais détestables à Dieu.

Retenons que l’orgueil et l’onction spirituelle sont comme l’eau et l’huile froides. Elles ne se mélangent jamais ! Tout prédicateur puissant de l’Evangile doit veiller sur son cœur pour éviter de tomber dans ?’orgueil spirituel et vider ainsi l’onction de Dieu dans sa vie.

IV. NE VOLE PAS LA GLOIRE DE DIEU

Le prédicateur puissant qui veut servir avec fidélité et loin de l’orgueil doit prendre la décision de ne jamais voler la gloire de Dieu. Le Dieu de la Bible ne laisse jamais un autre lui pendre sa gloire. Il est le créateur. L’ensemble de sa création existe pour lui donner gloire et non le contraire. Mais plus nous prêchons avec onction et puissance, plus notre orgueil intérieur augmente. Sans le dire tout haut, nous voulons que tout le monde reconnaisse la puissance divine qui se manifeste à travers nous. Même si ouvertement nous donnons gloire à Dieu, au fond du cœur, nous nous félicitons d’être si puissant; d’être le meilleur etc.

La tentation de nous glorifier pour l’onction de Dieu dans notre vie est réelle. Voici ci après quelques dispositions pratiques à prendre pour prévenir ce mal dans notre vie et ministère:

1. Accepter les félicitations humaines et les laisser passer.

Comme nous ne pouvons empêcher les oiseaux de voler au dessus de nos têtes, de même nous ne pouvons empêcher que les gens nous félicitent parce que Dieu nous utilise puissamment. Mais nous avons le pouvoir d’empêcher que les oiseaux construisent leurs nids sur nos cheveux. De même nous devons refuser de garder les félicitations dans notre esprit. Nous devons discipliner nos oreilles pour n’entendre les félicitations une seule fois (même si la personne nous félicite ad nauseam). Et une fois entendues, nous disciplinerons notre imagination et mémoire de n’en rien garder. Garder les félicitations des gens et les rejouer dans notre esprit constitue un fantasme spirituel qui nous entraîne sur le chemin de l’orgueil. Nous ne devons pas nier les félicitations humaines qui viennent souvent des cœurs sincères qui ont été édifiés par notre prédication. Mais en réalité, les félicitations appartiennent au Seigneur qui a travaillé en nous. Nous ne sommes que des serviteurs inutiles. Nous n’avons pas le droit de nous glorifier, de voler la gloire de Dieu. Le Seigneur Jésus-Christ nous dit: « ?ui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs: Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire: Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. » (Luc 17: 7-10)

La tentation de la glorification personnelle commence quand nous sentons intérieurement qu’à cause de la manifestation de l’onction de Dieu dans notre prédication, les collaborateurs et collaboratrices, voir toute l’église, doivent désormais nous regarder comme des personnes spéciales méritant plus d’honneurs que le reste des humains. Bientôt, le sentiment d’être plus important que le reste des humains monte jusqu’au niveau de Dieu. Nous voulons à ce que Dieu nous traite différemment des autres humains moins puissants que nous. Nous volons la gloire de Dieu quand nous nous attendons à ce que les autres nous élèvent. Nous volons la gloire de Dieu quand nous pensons que Dieu nous doit quelque chose parce qu’il nous utilise puissamment.

2. Formuler une prière à haute voix donnant toute la gloire à Dieu

Pour aider notre tête souvent folle à se ressaisir, nous devons prier à haute voix et donner toute la gloire à Dieu. Chaque fois qu’il nous utilise avec onction et puissance, réservons un temps privé de louange pour dire à Dieu notre reconnaissance, non pas premièrement parce qu’il nous a utilisés, mais surtout parce qu’il a accompli sa volonté dans la vie de ceux qui ont écouté l’Evangile à travers nous. La louange que nous formulons à Dieu est liée à ce qu’il a accompli dans la vie des autres et non premièrement pour ce qu’il a accompli à travers nous. Dieu nous donne l’onction de son Esprit, non pour prouver notre statut spirituel devant les autres. Il nous donne l’onction afin que nous soyons en mesure de fonctionner convenablement dans le ministère de la prédication de l’Evangile du royaume.

3. Refuser de parler de l’onction de Dieu dans notre vie au premier venant

Il est vrai que pour des raisons d’affermissement spirituel, il est parfois nécessaire de parler de ce que Dieu fait à travers nous. Mais il est bien de refuser de parler de l’onction de Dieu dans notre vie aux autres. Le faire, même pour des raisons louables, donne toujours l’impression que nous nous glorifions nous-mêmes. Nous devons apprendre le langage de l’humilité comme l’a fait l’apôtre Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens. Pour défendre son ministère contre les attaques des faux apôtres, Paul était obligé de parler des grâces extraordinaires que Dieu lui a accordées; grâces qui surpassaient de loin la vantardise de ses détracteurs. Mais par humilité et pour ne pas voler la gloire de Dieu, voici comment l’apôtre Paul parle de lui-même en se cachant: « ?l faut se glorifier… Cela n’est pas bon. J’en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme en Christ, qui fut, il y a quatorze ans, ravi jusqu’au troisième ciel (si ce fut dans son corps je ne sais, si ce fut hors de son corps je ne sais, Dieu le sait). Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu’il entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. Je me glorifierai d’un tel homme, mais de moi-même je ne me glorifierai pas, sinon de mes infirmités. Si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi. Et pour que je ne sois pas enflé d’orgueil, à cause de l’excellence de ces révélations, il m’a été mis une écharde dans la chair, un ange de Satan pour me souffleter et m’empêcher de m’enorgueillir. Trois fois j’ai prié le Seigneur de l’éloigner de moi, et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. J’ai été un insensé: vous m’y avez contraint. C’est par vous que je devais être recommandé, car je n’ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien. Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles.» (1 Corinthiens 12: 1-12)

Parler aux autres de la profondeur de l’onction de Dieu dans notre vie et ministère ne manque pas de provoquer de l’orgueil spirituel en nous. Nous devons à tout prix éviter que les autres ne croient que nous sommes spirituellement plus supérieurs qu’eux. L’apôtre Paul écrit: « ?i je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité; mais je m’en abstiens, afin que personne n’ait à mon sujet une opinion supérieure à ce qu’il voit en moi ou à ce qu’il entend de moi.» (2 Corinthiens 12: 6). C’est par grâce que Dieu nous accorde son onction. Nous la recevons avec actions de grâce et nous l’utilisons avec tremblements ?

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